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24 avril 2017

Pour s’acquitter du paiement de son abonnement à la Ména, cliquez [ICI] L’étrange béguin des chiraquiens pour Macron (info #

 

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L’étrange béguin des chiraquiens pour Macron (info # 012004/17) [Analyse]

Par Amram Castellion © Metula News Agency

 

Emmanuel Macron aime à dire qu’il bénéficie de soutiens de gauche, du centre, comme de droite. Ce n’est pas faux, même si ce n’est pas dans la même proportion : la très grande majorité de ses soutiens, comme des électeurs qui se prononceront pour lui dimanche prochain, vient d’un centre-gauche gestionnaire et responsable.

 

Reste que les soutiens à la « macronie » venus de la droite existent bel et bien. Ces soutiens, cependant, sont loin d’être issus uniformément des différentes écoles qui composent la droite française. L’immense majorité d’entre eux vient d’un seul cercle : celui qui entourait l’ancien Président Jacques Chirac, chef de l’Etat entre 1995 et 2007, que l’âge et la maladie empêchent désormais de participer au débat politique.

 

Plusieurs de ces soutiens sont explicites et officiels. Jean-Paul Delevoye, ancien ministre de la Fonction Publique de Chirac, est chargé de la sélection des futurs candidats du parti macroniste aux législatives de juin prochain. Un ancien ministre des Affaires Etrangères de Chirac, Philippe Douste-Blazy, et un ancien ministre de l’Economie, Jean Arthuis, se sont également prononcés pour le candidat du « ni droite ni gauche ». D’autres anciens ministres macronisés incluent Jean-Jacques Aillagon, Anne-Marie Idrac, Dominique Perben et Noëlle Lenoir.

 

En plus de ces ralliements ministériels, d’autres membres du cercle de proches de l’ancien président se sont engagés pour le jeune candidat. C’est le cas dans sa famille ; son petit-fils, Martin Chirac, a rejoint le parti macroniste. Sa fille, Claude Chirac, et son gendre, Frédéric Salat-Baroux, n’ont pas franchi le pas, mais ne cachent pas, dans les dîners en ville, le bien qu’ils pensent de l’impétrant. La famille de l’ancien maire de Paris, Jacques Tibéri, qui avait succédé à Chirac avec sa bénédiction à la mairie de la capitale, s’est elle aussi macronifiée.

 

Plus ambiguë est la position de deux anciens Premiers ministres de Chirac, Alain Juppé et Dominique de Villepin. Le premier, après avoir perdu contre François Fillon lors des primaires de la droite et du centre, a officiellement annoncé, après s’être fait prier, qu’il soutiendrait le candidat de son propre camp. Mais il multiplie les migraines de diva quand il s’agit de venir prouver ce soutien sur le terrain ou devant les caméras, et les mises en garde ronchonnent quand on lui en parle.

 

Après avoir parlé des militants de son propre parti, soutiens de son propre candidat, comme d’un « noyau radicalisé » de militants (une expression généralement réservée aux soutiens de l’Etat islamique), Juppé, avant-hier, a déclaré qu’il se « retrouverait dans l’opposition » si un Président Fillon faisait entrer au gouvernement des représentants de la droite catholique conservatrice. Comme par exemple Christine Boutin, qui fut déjà ministre du Logement pendant deux ans, entre 2007 et 2009, sans que la France subisse exactement les affres d’une terreur blanche.

 

Quant à Villepin, Premier ministre de Chirac entre 2004 et 2007, sa politique semble être de tout faire pour indiquer son soutien à Macron, sauf de l’annoncer explicitement. Les deux hommes se déclarent réciproquement leur amitié à l’antenne, dans l’intimité de quelques millions d’auditeurs.

 

Lundi dernier, BFM (surnommée « radio Macron » pour son engagement constant et caricatural en faveur du candidat) a suggéré que Villepin ferait un bon Premier ministre pour un Président Macron. Et Macron n’a pas dit le contraire.

 

 

vil.jpg

 

Me revoilà. Vous m’avez manqué

 

Ce ralliement massif, qu’il soit explicite ou implicite, de chiraquiens à Macron est-il l’indice d’une orientation idéologique particulière du candidat ? Probablement pas – ne serait-ce que parce qu’Emmanuel Macron, tout occupé qu’il est à mettre sa personne au centre de l’image, n’accorde pas la moindre importance à la cohérence idéologique. Il a annoncé successivement que la colonisation avait été un crime contre l’humanité, et qu’il fallait en assumer les aspects positifs. Qu’il n’y a pas de culture française et que la France ne serait jamais, sous son principat, un pays multiculturel. Que les opposants au mariage pour tous ont été injustement humiliés par le Président Hollande, et que l’idée même de donner à l’un d’entre eux un secrétariat d’Etat au Sport est le signe d’une insupportable radicalité. Qu’il renvoyait un de ses correspondants départementaux convaincu de sympathie islamiste, puis qu’il ne le renvoyait pas, puis qu’il l’écartait, ce qui, semble-t-il, est très différent et revient exactement au même, selon la personne à qui on s’adresse.

 

Mais si Macron n’a aucune cohérence idéologique, aucune colonne vertébrale mentale, les chiraquiens, eux, en ont une. Leur entrée en masse dans les équipes Macron, avec la chasse aux postes qui en résulterait nécessairement s’il était élu, fera revenir au pouvoir des réflexes et des raisonnements caractéristiques de toute cette école de la droite française.

 

Tout d’abord, les chiraquiens – à l’exemple de leur maître, lorsqu’il était encore lucide – sont des partisans résolus du multiculturalisme. S’il y a une chose sur laquelle Jacques Chirac n’a jamais varié, c’est sur l’idée que toutes les cultures se valent, que toutes doivent être également respectées, et que seule une arrogance raciste peut conduire les Occidentaux à préférer leur propre culture à celle des autres.

 

Dans une déclaration restée fameuse, parce qu’aussi fausse en fait qu’elle était psychologiquement révélatrice, le président Chirac avait affirmé en 2003 à un homme politique catholique, Philippe de Villiers, que « les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chrétiennes ». Au nom de cette vision fantasmatique de l’histoire, la France de Chirac avait bloqué la tentative d’autres pays européens de faire figurer dans le préambule du projet de Constitution européenne une référence à ces « racines chrétiennes », historiquement exactes mais politiquement déplacées.

 

Multiculturalistes de principe, les chiraquiens ont aussi une attitude, disons, sans sévérité excessive en matière de morale financière. Là encore, l’exemple vient du sommet. L’ancien président vit, depuis qu’il a quitté l’Elysée, dans un appartement parisien appartenant à l’actuel Premier ministre libanais Saad Hariri, qui le met gratuitement à sa disposition. De nombreux témoins, à Paris, rapportent en confidence que cette dépendance financière personnelle envers des intérêts étrangers était déjà en place lorsque Jacques Chirac et le père de Saad, Rafic Hariri, étaient tous deux aux affaires.

 

Si cela est exact, cela signifie que la politique extérieure de la France a été définie en fonction de paiements personnels d’un dirigeant à l’autre. On ne peut que constater, qu’au Moyen-Orient, la politique française sous Chirac a suivi les virages des intérêts de la famille Hariri : fortement pro-syrienne jusqu’à 2004, puis en première ligne contre la république baathiste après la rupture entre Bachar Assad et Rafiq Hariri la même année et l’assassinat du second sur l’ordre du premier en 2005.

 

Les bonnes habitudes ne se perdant pas si facilement, Dominique de Villepin, depuis qu’il a pris sa retraite de la politique, vit une existence de millionnaire grâce à des missions d’avocat et de conseil. Parmi ses clients les plus généreux figure, en première place, l’Emirat du Qatar. On ne peut pas exclure que si Villepin, comme la macronie le laisse désormais entendre, devenait le Premier ministre ou le ministre des Affaires Etrangères d’un jeune président sans expérience internationale, les intérêts géopolitiques de ses bienveillants parrains auraient au moins autant d’influence sur son action que ceux de la France.

 

Enfin, le mélange de multiculturalisme de principe et de vénalité à la bonne franquette des chiraquiens les conduit presque tous à ne pas avoir une vision particulièrement favorable de l’Etat d’Israël en particulier et des Juifs en général. Jacques Chirac a une rue à son nom à Ramallah - un hommage généralement réservé aux dictateurs sunnites ou aux auteurs d’attentats suicide. Une de nos sources régulières à Paris, qui travaillait alors à l’Elysée, a personnellement entendu Villepin, pendant la deuxième Intifada, expliquer – tout en regrettant les assassinats suicide – que ceux-ci étaient inévitables car « le Moyen-Orient a toujours rejeté les éléments étrangers ».

 

En parfait accord avec cette vision fantasmagorique de l’histoire, la présidence de Chirac, surtout lorsque Villepin était son Premier ministre, a caractérisé le point le plus bas de toute l’histoire des relations franco-israéliennes. La France a condamné en 2002 l’opération Rempart – la vaste opération de sécurisation des territoires palestiniens qui a permis de mettre fin à la seconde Intifada. Elle a condamné l’attaque du Hezbollah par Israël en 2006, considérant sans doute que la violation de la frontière par le Hezb et l’assassinat spontané de huit soldats en territoire israélien constituaient un fait sans importance. Chirac s’était même permis, dans un premier temps, de critiquer le retrait de Gaza en 2005 pour son « unilatéralisme », avant de changer d’avis et de féliciter Sharon.

 

En France même, si les chiraquiens ont toujours maintenu un soutien sans faille des forces de l’ordre à la protection physique de la communauté juive, la période Chirac a été marquée par une intimidation intellectuelle systématique des pro-israéliens. C’est l’époque où la télévision d’Etat passait en boucle et à répétition des images falsifiées de « cruauté israélienne » dans les territoires, refusait de donner la moindre voix aux sceptiques, et présentait trois fois par jour la cause palestinienne comme l’accomplissement de la moralité universelle.

 

S’il reste aujourd’hui des nostalgiques de cette époque, il y a pour eux une bonne nouvelle : presque tous ceux qui étaient aux commandes, en politique comme dans la presse, sont encore vaillants et prêts à reprendre du service. Et tous, en masse, se sont ralliés à la candidature Macron – un candidat trop profondément ignorant de ces questions pour pouvoir contrer leur influence s’il était élu. Il appartiendra à tous les Français d’en tenir compte, dimanche, dans la solitude solennelle de l’isoloir.

  

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05 avril 2017

La manière française de gagner une élection (info # 010304/17) [Analyse] Par Amram Castellion © Metula News Agency

 

La manière française de gagner une élection (info # 010304/17) [Analyse]

Par Amram Castellion © Metula News Agency

 

Dans les élections démocratiques aux résultats incertains, une tactique fréquente pour emporter la victoire est de cibler une catégorie précise d’électeurs qui, si elle entend un discours correspondant parfaitement à ses préoccupations, se mobilisera de manière suffisamment intense et uniforme pour faire passer au candidat la ligne d’arrivée.

 

Ainsi, lors des élections américaines de 2012, la classe ouvrière de l’Ohio avait été convaincue par un martèlement de publicités que le candidat Républicain, Mitt Romney, était un milliardaire ignorant les soucis du peuple. Quatre ans plus tard, un autre milliardaire, Donald Trump, a convaincu la classe moyenne appauvrie du Middle West américain qu’il allait apporter, par le protectionnisme et la limitation de l’immigration, une réponse à son déclin économique.

 

Pour l’élection présidentielle française, dont le premier tour aura lieu le 23 avril prochain, le groupe clé qui fera pencher la balance n’est pas un groupe socio-économique, mais idéologique. Il regroupe les électeurs de la droite modérée – environ un cinquième d’entre eux – qui sont si gênés, ou choqués, par les révélations des derniers mois portant sur le goût excessif de l’argent de François Fillon, qu’ils envisagent sérieusement d’abandonner pour s’abstenir ou pour voter pour le candidat de centre gauche, Emmanuel Macron.

 

L’existence de ce groupe cible peut être conclue en deux chiffres. Le dernier sondage en date (Europe 1, 1er avril), donne 19% d’intentions de vote à François Fillon. Par rapport au nombre des Français qui se déclarent idéologiquement de droite, il manque entre 4 et 5% de l’électorat total.

 

D’autre part, parmi les 25% qui déclarent vouloir voter pour Macron, 16 à 18% de plus que pour les autres candidats déclarent pouvoir encore changer leur choix (37% parmi les soutiens de Macron contre 19% pour ceux de Marine Le Pen et 21% pour ceux de Fillon). Soit, là encore, entre 4 et 5% de l’électorat qui (au-delà des 20% d’incertains communs à tout l’électorat), peuvent plus spécifiquement être définis comme des soutiens fragiles et réversibles du candidat Macron.

 

Ces 4 à 5% de l’électorat total vont décider le 23 avril qui, de Fillon ou Macron, affrontera Marine Le Pen lors du dernier tour, le 7 mai suivant – et, dans presque toutes les hypothèses envisageables, gagnera contre elle et remportera la présidence.

 

La création de ce bloc paradoxal d’électeurs– qui se définissent comme appartenant à la droite, mais envisagent de voter contre le candidat de la droite et pour un candidat de centre gauche – est le résultat d’une double manœuvre politique qui, même si elle a aussi profité de circonstances heureuses, démontre un talent indéniable de la part de la part de François Hollande, actuel occupant de l’Elysée.

 

L’idée d’une candidature d’Emmanuel Macron – alors jeune ministre, presque inconnu, de l’Economie – est initialement apparue à une époque où Hollande était convaincu qu’il serait lui-même candidat. Le président était impopulaire, mais bénéficiait de l’autorité de sa fonction et de l’appui du parti socialiste. Il a estimé qu’une candidature d’ouverture au centre de son jeune ministre apporterait un bloc de voix modérées qui pourrait, au deuxième tour, se reporter sur lui.

 

Ainsi encouragé par son chef, Macron a, en parallèle, courtisé les principaux hommes d’influence de la presse française : Vincent Bolloré, propriétaire du groupe Havas ; Patrick Drahi, un géant du câble que Macron, comme ministre, avait soutenu dans son achat de l’entreprise de télécommunications SFR ; Xavier Niel, un autre Tycoon de la communication, copropriétaire du Monde et détenteur de participations dans de très nombreux autres organes de presse.

 

Armé de ces soutiens, Macron a fait l’objet, pendant toute l’année 2016, d’un bruit médiatique grandissant. Pourtant, à l’époque du moins, la floraison d’articles ne se traduisait pas encore par des intentions de vote importantes dans l’électorat français. Chacun pensait encore que le président Hollande allait se représenter et que la candidature Macron ne serait, à gauche, qu’une candidature d’appoint, une finesse tactique.

 

 

 

Hic, haec, hoc

[lat. Circa : “celui-ci, celle-ci, ceci”]

 

Tout a changé – et c’est là que la chance a joué pour Macron un rôle essentiel – entre le 1er décembre 2016 et le 29 janvier 2017. La première de ces dates est celle où le président Hollande, confronté à des sondages qui ne lui laissaient aucune chance de gagner la primaire de la gauche, a renoncé à se représenter. La deuxième est celle de ces primaires, lorsque les militants ont rejeté la candidature sérieuse et modérée de l’ancien Premier ministre Manuel Valls et se sont donné pour candidat le représentant de l’aile gauche du parti, Benoît Hamon – un candidat non seulement incapable d’attirer le centre, mais piètre tacticien et exceptionnellement mauvais orateur.

 

Dès lors, Macron – entièrement inconnu quatre ans plus tôt, manquant manifestement de l’expérience nécessaire pour exercer les fonctions présidentielles, et qui venait de créer un parti ne comptant aucun élu – devenait le seul candidat à pouvoir représenter la gauche modérée et gestionnaire, qui est l’un des grands courants de pensée du spectre électoral français. Sa candidature, tout à coup, pouvait donc être considérée par l’électorat comme une proposition sérieuse.

 

Restait cependant un obstacle majeur : après cinq ans de présidence Hollande, la gauche était affaiblie et discréditée. Macron pouvait enfin prétendre à la troisième place. Mais, pour arriver au second tour contre Le Pen, il devait surmonter l’impopularité du gouvernement sortant et démotiver les électeurs de droite.

 

C’est alors que s’est mis en place l’autre volet du plan imaginé par la gauche de gouvernement pour conserver le pouvoir malgré son bilan impopulaire. A partir du mois de février, un dossier établi avec soin à partir de documents confidentiels s’étalant sur plus de vingt ans, a commencé à filtrer à la presse française. Ce dossier montrait que le candidat de la droite, François Fillon, ne s’est pas appliqué à lui-même la politique de rigueur budgétaire et de responsabilité qu’il propose au pays. Lorsqu’il était député, il a salarié sa femme et ses enfants pour des tâches dont les articles de presse contestaient la réalité. Il s’est laissé offrir par des amis des cadeaux de prix : montres, costumes. Il semble même avoir demandé à sa fille de lui rembourser, sur les salaires reçus dans l’emploi qu’il lui avait obtenu, le coût de son mariage.

 

Que Fillon paie un coût politique après ces révélations, c’est de bonne guerre. Il n’est jamais bon de montrer un écart trop important entre sa personnalité publique et sa vraie nature. Beaucoup plus inquiétant, pour le fonctionnement même de la démocratie française, fut, à cette occasion, le comportement de la justice.

 

En décembre 2013, François Hollande avait créé une nouvelle institution judiciaire, le Parquet National Financier. Cette institution a compétence pour poursuivre les dossiers complexes relatifs à la fraude fiscale, à la corruption et aux affaires boursières. Elle a eu l’occasion de poursuivre des personnalités de droite comme de gauche. Mais il est difficilement discutable que, nommé exclusivement par le président Hollande, le parquet financier est composé de personnalités proche de son camp politique. Le premier substitut du parquet financier, Ariane Amson, est d’ailleurs l’actuelle conseillère juridique du président Hollande.

 

En moins de vingt-quatre heures après la première révélation relative à l’emploi par le député Fillon de son épouse, le parquet financier a décidé de se saisir du sujet. La rapidité de cette saisine est aussi surprenante, dans un pays où les justiciables se plaignent de la lenteur habituelle de la justice, que l’était le motif juridique choisi : « détournement de fonds publics », un grief qui ne peut s’appliquer, selon toute la jurisprudence, qu’à un ordonnateur ou un comptable. Or, les députés (ce qu’était Fillon à l’époque) ne sont ni l’un, ni l’autre : les sommes qui leur sont attribuées sont considérées comme un moyen de garantir le bon fonctionnement du parlement et ne relèvent pas du contrôle de la Cour des comptes.

 

En d’autres termes, le parquet financier a agi à la fois avec une rapidité incompréhensible et sur une base juridique extrêmement fragile – comme s’il cherchait moins à appliquer l’Etat de droit qu’à gêner politiquement le candidat de l’opposition. La même rapidité exceptionnelle a été le fait, le mois suivant, du juge d’instruction saisi pour suivre l’affaire, Serge Tournaire. Le choix du juge Tournaire était déjà peu compatible avec le besoin qu’a la justice de donner une image d’indépendance : ce juge a déjà mis en examen l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, sur dix chefs d’inculpation différents, qui ont donné lieu à dix non-lieux (trois chefs d’inculpation supplémentaires attendent encore un jugement). Dans le cas Fillon, alors que les juges d’instruction (Tournaire compris) demandent presque toujours des mesures d’instruction supplémentaires après avoir reçu le rapport de police, Tournaire a choisi de n’en rien faire et de décider immédiatement la mise en examen du candidat. Tout se passe comme si, là encore, il cherchait moins à monter un dossier juridiquement solide qu’à faire subir à Fillon le plus grand dommage politique possible.

 

L’ensemble de ces comportements de la justice peut aisément conduire à conclure que la justice française, indépendante en droit du pouvoir politique, se comporte en pratique en associée du pouvoir exécutif dans la persécution de candidats de l’opposition. C’est là l’un des dysfonctionnements les plus graves qui peuvent subvenir dans une démocratie – une menace directe sur la nature démocratique même du pays.

 

L’effet politique de cet apparent dysfonctionnement de la justice, pour le candidat favori des sondages, est ambigu. Il est probable qu’une partie des électeurs de droite qui ont rallié Macron, tout en étant dégoûtés par la vénalité de Fillon, sont mal à l’aise devant la persécution judiciaire dont sa femme et lui font l’objet.

 

Personne ne peut prévoir comment le conflit entre ces deux préoccupations se traduira dans le secret des urnes, le 23 avril. Mais il y a d’autres indices qui montrent qu’Emmanuel Macron pourrait être plus faible que les sondages le laissent entendre.

 

Toutes les études quantitatives montrent que ses partisans sont moins actifs sur les réseaux sociaux que ceux de Fillon, pourtant placé loin derrière lui dans les sondages. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour s’inquiéter du flou du programme de Macron et de sa nette tendance à vouloir plaire à tous sans jamais trancher. Le candidat lui-même se réfugie de plus en plus souvent derrière des déclarations confuses et dénuées de sens, comme s’il craignait plus que tout de dévoiler ce qu’il représente vraiment – ou de révéler qu’il ne représente rien. Enfin, il plane sur les sondages un doute persistant, venant du fait que tous les instituts de sondage français comptent, parmi leurs propriétaires, des partisans déclarés de Macron.

 

Tous ces indices ne sont, pour l’instant, que des points de faiblesse dont l’impact politique réel ne peut pas être mesuré. Fillon a bien commencé à remonter dans les sondages, mais c’est plus un frémissement qu’un renversement de tendance. Macron reste le favori, et Fillon a moins de trois semaines pour le rattraper. Mais si les résultats du 23 avril lui étaient nettement plus favorables que ne l’ont été les sondages, personne en France ne serait réellement surpris.

    

 

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30 mars 2017

Cimetière de Pantin : analyse et épilogue (info # 012803/17) [Analyse] Par Stéphane Juffa

 

Cimetière de Pantin : analyse et épilogue (info # 012803/17) [Analyse]

Par Stéphane Juffa

 

Depuis plus d’une semaine, précisément depuis le lundi 20 courant, la polémique enflait au sein de la communauté juive de Paris. Qu’est-ce qui a causé la destruction d’une quinzaine de tombes dans le carré israélite du cimetière de Pantin ?

 

 

 

Un évènement banal ?

 

Deux raisons à cette dispute : le sentiment – c’est plus qu’une impression – d’être les laissés-pour-compte de l’appareil étatique qui, en cette veille d’élection présidentielle, drague les citoyens français de confession musulmane de manière presque obsessionnelle ; il n’est que d’entendre les discours de Mélenchon, d’Hamon et de Macron pour s’en persuader, ainsi que la passivité du gouvernement face à ceux qui détestent et menacent les Juifs en public.

 

Les autorités viennent ainsi d’autoriser une manifestation organisée par la CAPJPO Euro-Palestine contre ce qu’elle appelle l’ "occupation et la colonisation de la Palestine", pour la "participation à la campagne BDS" de boycott d’Israël, pourtant décrétée illégale par le gouvernement, mais aussi  "plus que jamais" pour la "séparation du CRIF et de l’Etat !" et la "dissolution de la LDJ !". Pour ceux qui auraient un doute, ces mots d’ordre se retrouvent sur le site Web de la CAPJPO.

 

Avec l’offensive visant le CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, on franchit cette fois la frontière illusoire entre l’antisionisme et l’antisémitisme. C’est l’assurance de voir scander, samedi prochain, en toute légalité, des slogans en faveur de la destruction de l’Etat hébreu et au détriment de la communauté la plus républicaine et pacifique de France. Avec, de plus, un grand risque de voir des enragés hurler "A mort les Juifs" ou "Juif, tire-toi, la France n’est pas à toi", comme c’est déjà arrivé dans ce genre de manifestations.

 

Les autorités auraient même demandé à la petite communauté israélite des Loubavitch de fermer sa permanence parisienne située non loin du passage de la manifestation, pour en faciliter le déroulement. On comprend, dans ces conditions, qu’il ne fait pas bon, par les temps qui courent, être un Israélite français en général, parisien, en particulier.

 

Autre raison de la dispute, la communication médiocre de la ville de Paris, de la police et des institutions représentant les Israélites. A l’instar de celle de la mairie :

 

"Lundi 20 mars, une voiture conduite par un particulier dans une allée du cimetière de Pantin a refusé la priorité à un camion de la ville de Paris. Pour éviter une violente collision, l’agent municipal qui conduisait le camion a été contraint de faire sortir son véhicule de la route. Contournant les arbres qui bordaient la chaussée, il a heurté treize sépultures confessionnelles situées dans la 48e division, avant de marquer enfin l’arrêt".

 

Des sépultures... confessionnelles ? Face à l’émoi d’une communauté qui découvre les tombes de ses membres éclatées, comme à la suite d’un bombardement ou d’un cataclysme, des pierres déplacées découvrant la fosse où les êtres chers sont enterrés, tout ce que les services de Madame Hidalgo ont été capables de faire fut de parler des circonstances de l’accident, sans un mot de sympathie. En oblitérant le fait que la victime, c’était une fois de plus la communauté juive, comme si sa foi était une maladie honteuse, comme s’ils ignoraient les nombreuses profanations volontaires d’autres cimetières français par des antisémites ces derniers temps ? On parlera à tout le moins d’un extraordinaire manque de sensibilité.

 

Et la police, face à la surprise et aux interrogations, qui, à la place de hâter son enquête et de publier un rapport circonstancié avec photos et témoignages à l’appui, ne serait-ce que pour tordre le coup à la rumeur naissante, traîne les pieds et n’a toujours pas publié son document de synthèse plus d’une semaine après les faits.

 

Quant au CRIF, au Grand Rabbinat et aux autres représentants de la communauté, leur mode de communication a cent ans de retard. D’abord, ils se trompent de cible en stigmatisant le trouble qui a envahi leur propre communauté, et dont ils ne saisissent ostensiblement pas la profondeur de la blessure – ils parlent d’un "simple fait divers" ! – ainsi que l’exigence d’explications claires et rassurantes. On le distingue bien dans la note du président du CRIF, Francis Kalifat : "Un simple fait divers, qui s’est produit lundi dernier et qui avait été traité comme tel toute la semaine, s’est transformé en délire digital pendant le week-end (…). Cela est riche d’enseignements. Nous apprenons comment un événement, certes regrettable mais banal (sic), peut enfler en rumeur sur les réseaux sociaux".

 

Kalifat, qui pense mettre fin aux doutes en affirmant : "Je me suis entretenu avec la personne accidentée. C'est bien à la suite d'un accident que le camion a renversé les tombes".

 

Face aux multiples interrogations légitimes qui entourent l’affaire, ce que les Israélites parisiens attendent, ce n’est précisément pas ce type de messages soi-disant apaisants, ce sont des faits, des preuves. Car les indices sont bouleversants : outre la communication calamiteuse, les personnes qui se rendent sur place – dont la reporter de la Ména Patricia La Mosca et de nombreux lecteurs et amis de l’agence - ne parviennent pas à mettre en adéquation l’ampleur des dégâts et le fait qu’ils auraient pu être causés par un seul camion. Patricia, qui observe que dans ce cimetière multiconfessionnel, c’est uniquement la parcelle réservée aux Juifs qui a été dégradée, me fait même cette confidence au téléphone : "Là, ils nous prennent clairement pour des cons !".

 

Et puis il y a un arbre, intact, qui aurait dû se trouver sur le parcours du camion, et un buisson abîmé, mais du mauvais côté, comme si le camion était sorti du cimetière et non le contraire. Et ces ouï-dire des responsables communautaires, qui avancent comme autant de témoignages indiscutables : "Je vous dis que…", "J’ai vu des témoins", "J’ai rencontré le gardien du cimetière, qui m’a dit que..", "Même le Grand rabbin l’a dit, vous mettez la parole du Grand rabbin de France en doute ?".

 

On oublie facilement que, par les temps qui courent, nul n’est au-dessus du soupçon, et qu’un Grand rabbin de France avait été contraint de démissionner en 2013, car il n’avait jamais obtenu d’agrégation de philosophie comme il l’avait laissé entendre.

 

La colère grondait, l’impression très nette d’être floué, qui atteignait jusqu’au député Meyer Habib, se lâchant sur un réseau social en ces termes : "On pourrait savoir ce qui s’est réellement passé au cimetière de Pantin ! On nous cache des choses et là ça devient inacceptable".

 

Hier, lundi, sur Facebook, on en arrivait quasiment aux insultes personnelles entre ceux qui endossaient la thèse officielle de l’accident et ceux qui la contestaient. Je fus moi-même pris à parti pour avoir refusé de conclure sans plus attendre à la malveillance déguisée en accident de la route. Un ami dont je respecte la perspicacité me reprochait de devenir plus diplomate que journaliste. Le débat commençait à s’éparpiller, ce qui m’amena à envisager une preuve facile à produire, qui permettrait de trancher dans la controverse : oubliant intentionnellement tous les autres éléments du questionnement, je conclus que, soit il existait des images, non pas de l’accident, ce qui peut arriver, mais de l’enlèvement du camion d’entre les pierres tombales, cela constituerait une preuve suffisante pour accréditer la thèse officielle. Il n’était pas envisageable, en effet, que la police – et au moins elle -  ne photographie pas le désencastrement du poids lourd. A l’opposé, si ces images n’existaient pas, si les "autorités" n’étaient pas en mesure de les produire, la thèse de la malveillance semblerait la plus plausible.

 

 

 

Le camion, enchevêtré parmi les sépultures

 

J’avais pris l’engagement que, dans la seconde éventualité, la Ména ouvrirait une enquête à Paris et que nous découvririons la vérité. Je comptais, il est vrai, sur nos spécialistes de l’analyse de l’image et sur nos amis physiciens, qui ont fait du chemin depuis qu’ils ont dévoilé l’imposture de la Controverse de Nétzarim (Affaire Mohamed Dura), au début des années 2 000.

 

Puis, comme par enchantement, très vite, nous avons reçu les photos du camion enchevêtré dans les tombes. Jusqu’à ce matin, sans savoir qui les avait prises [mais cela n’a pas d’importance], elles n’ont cessé de nous parvenir par messages personnels. Lors, Francis Kalifat et ses amis auraient tort de continuer à stigmatiser la curiosité des gens et de les accuser de je ne sais quel complot, car mon impression à froid en découvrant les images était que le camion était trop petit, et surtout trop peu endommagé – juste un phare latéral cassé – pour avoir pu causer un carnage aussi massif. Des dizaines de pièces de marbre, de plusieurs centaines de kilos chacune, renversées par un camion pratiquement intact, qui s’est, de surplus, arrêté des mètres avant d’entrer en collision avec les pierres tombales les plus éloignées, cela n’avait vraiment pas l’air concluant.

 

Vers une heure du matin, heure d’Israël, la nuit dernière, j’ai réveillé les collaborateurs scientifiques de la Ména, en leur soumettant les deux thèses, oralement et par écrit, sans autre forme de commentaire. Aucun d’entre les trois n’avait suivi l’affaire, deux savaient uniquement "qu’il s’était passé quelque chose dans un cimetière juif à Paris".

 

Une heure après la réception des deux premières photos, j’obtins la confirmation de mon équipe qu’elles étaient authentiques (techniquement pas modifiées). Puis les scientifiques ont passé sept heures à effectuer une simulation digitalisée de l’ "accident". Au début de cette après-midi de mardi, utilisant l’un de nos logiciels maison, ils étaient parvenus à réaliser près de 90% des dégâts en lançant le camion jusqu’à l’endroit où il s’est immobilisé. Cela signifie que les pierres tombales au sol correspondent à 90% à ce que l’on distingue sur les photos actuelles des dégâts. Pour les professionnels, dont je ne suis pas, cela signifie également, au-delà de tout doute sensé, que c’est bien le camion qui apparaît sur les images qui a causé la destruction des tombes et non un acte de malveillance.

 

Dans la reconstitution (qui nécessite l’installation de notre logiciel) on voit très clairement qu’il y a eu un effet domino ; une première pierre verticale de masse imposante ayant été heurtée par l’avant du camion, en a percuté une autre, qui est tombée sur une troisième, qui, en chutant, a déplacé un couvercle de catafalque, etc.

 

Le résultat est celui que l’on voit sur les photos.

 

 

 

Une roue s’est arrêtée dans une tombe

 

Je m’inquiétai du fait que ces énormes pierres soient tombées "si facilement". Ce à quoi le physicien me répondit que le calage de ces pierres n’est en principe pas prévu pour résister à des camions, et que les camions ne circulent généralement pas dans les travées des cimetières. Il est prévu qu’elles résistent au vent et aux tremblements de terre, c’est suffisant. Pour en avoir le cœur net, j’ai appelé ce matin un directeur local de la Khévra kadisha, l’entreprise générale des pompes funèbres israéliennes, qui m’a confirmé les affirmations du physicien.  

 

C’est presque tout. Enquête terminée. Le doute raisonnable ne subsiste pas. L’affaire nous enseigne à nouveau de ne pas confondre les indices, les intuitions et les preuves.

 

Presque tout parce qu’il manque un dernier volet : à la Ména, la science prime dans l’analyse, car on ne discute pas contre les lois de la physique. Mais ensuite, une autre réflexion s’impose et corrobore le travail des techniciens : l’enlèvement du camion a eu lieu de jour, il n’y a que le carré des tombes endommagées qui était interdit au public par un simple ruban rouge. Sans faire de procès d’intention à personne ni distribuer des certificats d’angélisme, il est difficile d’imaginer que les autorités municipales ou nationales auraient pris le risque énorme de faire entrer un camion dans un domaine public et de le positionner au milieu de tombes juives. Si cela fuitait, c’était un séisme de 10 sur l’échelle de Richter assuré, et un méga-scandale ingérable avant les élections.

 

 

 

Une trace de pneu qui a permis de reconstituer précisément la trajectoire du camion

 

Et placer l’une des roues du camion dans une tombe (regardez les photos)… vous parlez d’une profanation ! Non plus commise par un groupe de néo-nazis ou d’islamistes, mais par l’Etat français. Et encore, on distingue au moins trois employés qui assistent ou participent à l’enlèvement du camion : si la Ména avait dû enquêter sur place, elle aurait commencé par les identifier et les interviewer ; et ce ne sont pas des politiciens, s’il y avait eu magouille, nous n’aurions pas eu beaucoup de peine à les faire craquer, et on imagine aisément la suite.

 

Les photos de l’enlèvement ont ainsi conduit, comme je l’imaginais, à l’élucidation du dilemme en quelques heures. En fait, on avait atteint notre conviction à 4h du matin, nous avons finalisé l’enquête par engagement professionnel, parce que c’est ainsi que l’on procède quand on fait les choses sérieusement.

 

Je remercie Claude Namer, qui s’est rendu deux fois sur place et nous a remis le matériel visuel qui nous était nécessaire, découvrant les traces de pneus du camion et reconstituant fidèlement son trajet. Merci aussi à Eber Haddad, qui nous a fourni les clés ayant conduit à la solution de l’énigme.   

 

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27 mars 2017

Ceux qui œuvrent à la disparition d’Israël n’ont rien à faire en Israël (info # 012603/17) [Analyse] Par Guy Millière © Metula

 

Ceux qui œuvrent à la disparition d’Israël n’ont rien à faire en Israël (info # 012603/17) [Analyse]

Par Guy Millière © Metula News Agency

 

Je vis désormais aux Etats-Unis. Si j’avais écrit des livres ou des articles vecteurs de haine aux dépens des Etats-Unis, si j’avais fait campagne en faveur de mesures internationales de boycott à l’encontre des Etats-Unis, il est quasiment certain que, quels que soient par ailleurs les documents attestant de mes qualités intellectuelles et de l’importance de mes publications, on m’aurait refusé le statut de résident. Si, ayant participé à des manifestations encourageant la violence contre les Etats-Unis ou prônant leur destruction, j’avais souhaité me rendre aux Etats-Unis, on m’aurait, sans aucun doute aussi, interdit l’entrée sur le territoire du pays. Tout cela m’aurait paru légitime. Un pays peut choisir qui il accueille sur son sol et doit disposer de la liberté de décision en la matière, sinon, il n’est plus un pays souverain.

 

Le parlement israélien a voici peu voté une loi qui interdit l’entrée en Israël de gens tenant verbalement ou par écrit des propos de haine à l’encontre d’Israël et participant au mouvement BDS. Cette loi a fait l’objet de commentaires négatifs dans la presse européenne, où certains ont parlé de décision liberticide. Des articles ont été publiés en Israël qui la critiquent dans des termes similaires.

 

 

 

BDS, un mouvement essentiellement racial

 

Que la presse européenne fasse des commentaires négatifs sur une loi israélienne n’est pas surprenant. Chercher un article positif sur Israël dans la presse de la quasi-totalité des pays européens est plus difficile encore que chercher une aiguille perdue dans un hangar empli de foin.

 

Ce que des journalistes européens trouvent compréhensible lorsqu’ils parlent des Etats-Unis (ou, tout au moins, trouvaient compréhensible lorsqu’ils parlaient des Etats-Unis jusqu’à l’élection de Donald Trump) devient pour eux strictement scandaleux lorsqu’il s’agit d’Israël.

 

Que des commentateurs israéliens émettent des opinions négatives sur une loi israélienne, qui ressemblent aux commentaires hostiles que l’on trouve dans la presse européenne, n’est, hélas, pas surprenant non plus : ces commentateurs appartiennent à la gauche israélienne, qui est, en général, aussi aveugle que la gauche du reste du monde.

 

Que ces commentateurs israéliens ne voient pas qu’il existe une différence radicale entre la critique de la politique d’un pays et la haine exprimée contre ce pays, qu’ils semblent ne pas voir que les campagnes en faveur de mesures internationales de boycott visant Israël ont pour objectif la destruction d’Israël, qu’ils semblent ne pas voir non plus que les manifestations anti-israéliennes sur le sol israélien n’expriment ni critiques ni préoccupations, mais constituent des campagnes de haine, est préoccupant voire scandaleux.

 

Il existe des discours critiques de la politique israélienne, et des intellectuels juifs européens de gauche tiennent volontiers ces discours. En France, des hommes tels qu’Alain Finkielkraut ou Bernard Henri Levy n’ont, par exemple, jamais montré une sympathie débordante à l’égard des gouvernements successifs dirigés par Binyamin Netanyahu, et c’est le moins que je puisse dire. Nul pour autant ne pourrait qualifier leurs discours de discours anti-israélien haineux.

 

La consultation des sites des officines “pro-palestiniennes”, nombreuses en Europe, permet quant à elle de déceler immédiatement que ces organisations sont imprégnées d’autre chose qu’une volonté de critique. Les accusations partiales, partielles et viciées contre Israël y abondent, les falsifications des faits et de l’histoire y sont omniprésentes, l’apologie du terrorisme et de l’assassinat de Juifs n’y est jamais très loin, la diabolisation de l’Armée et du gouvernement israéliens y est récurrente. Quand des officines de ce genre organisent des voyages, elles vont souvent jusqu’au négationnisme, et disent que le voyage a pour destination la “Palestine”, car pour elles, Israël n’existe pas et n’a pas le droit d’exister. Dans quel autre pays accueillerait-on à la frontière des gens qui prétendent que ledit pays n’existe pas et n’a pas le droit d’exister ? Qu’Israël ne veuille pas accueillir des porteurs d’accusations partiales, partielles et viciées, des falsificateurs, des gens faisant l’apologie du terrorisme et de l’assassinat de Juifs et des praticiens de la diabolisation est légitime ; c’est même la moindre des choses dans un contexte où le risque d’attentats terroristes contre Israël et de meurtres contre des Juifs en Israël est omniprésent.

 

Le mouvement BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) est à classer dans la même catégorie que les autres organisations “pro-palestiniennes”. Prétendre que ce mouvement ne vise pas la destruction d’Israël implique la volonté d’être aveugle de manière obstinée et forcenée. Vouloir détruire l’économie d’un pays, car c’est le but, c’est vouloir détruire un pays, car aucun pays ne peut vivre avec une économie ruinée. Qu’Israël ne veuille pas accueillir des gens qui s’emploient à détruire Israël est aussi vraiment la moindre des choses.

 

Que des gens désirent venir en Israël pour participer à des manifestations anti-israéliennes qui, systématiquement, sont porteuses de haine et de soutien au terrorisme, et qu’Israël ne veuille pas d’eux est encore une fois la moindre des choses.

 

Ceux qui haïssent Israël, ceux qui veulent détruire Israël, ont le monde entier pour cracher leur venin, vociférer, éructer, brûler des drapeaux israéliens. Ils n’ont pas à se voir accueillis en Israël pour se livrer à leurs méprisables activités. En ne les accueillant pas, Israël se conduit en pays souverain et ne viole le droit de parler et d’agir de personne.

 

Que cela déplaise à ceux qui voudraient qu’Israël soit rayé de la surface de la Terre est logique, mais Israël n’existe pas pour faire plaisir à ceux qui voudraient le rayer de la surface de la Terre.

 

Que des Israéliens ne le comprennent pas n’est pas grave, tant que ces Israéliens sont minoritaires : toute société démocratique inclut des aveugles, qui ont eux aussi le droit de s’exprimer.

 

Si ces Israéliens devenaient majoritaires, il y aurait des motifs de s’alarmer, mais, pour l’heure, Israël ne se trouve pas au seuil du suicide collectif.

 

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24 mars 2017

© Metula News Agency L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, pour Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://you

 

Bruxelles-Metula du 27 mars 2017 (012703/17) [Analyse radiophonique]

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, pour Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/8ojXp3tA2RI (Youtube)

 

Au sommaire de cette semaine :

 

1. La commémoration du génocide des Tutsis en 1994 : le devoir de mémoire, c’est avant tout nommer les victimes et les assassins. La responsabilité terrifiante de la France dévoilée par la Ména, le rôle de la Belgique et le sort du Père Theunis, qui a incité au génocide.

 

2. Jason Greenblatt, l’envoyé de Donald Trump, exige de Binyamin Netanyahu un blocage total des implantations en dehors des trois blocs envisagés. Netanyahu en délicatesse avec sa coalition. Comment refuser lorsque les trois personnes chargées du dossier par le président américain sont des Juifs sionistes et pratiquants. Un piège tendu par Trump ? Le compromis qui pavera la voie à un accord ?

 

3. Terrorisme : débat avec un député écologiste belge. Tous les musulmans ne sont pas terroristes, mais tous les terroristes sont musulmans. Impossible de ne pas considérer cette équation si l’on ne veut pas remplir les cimetières européens. Le terrorisme islamique est l’ennemi auto-désigné ; ne pas le dire ou le combattre, c’est préparer le prochain attentat. On sait quand il aura lieu : très bientôt.

 

4. Le match de ce soir à Gijon d’Israël face à l’Espagne : seul un miracle… Dans une ambiance de ville en état de siège.

 

Metula News

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22 mars 2017

Vive tension militaire entre Israël et la Russie [Analyse] - Ména -
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Vive tension militaire entre Israël et la Russie (info # 012003/17) [Analyse]

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

Rien ne colle au sujet des divers narratifs ayant suivi les raids aériens conduits en Syrie par le Khe’l Avir dans la nuit de jeudi à vendredi derniers. De plus, la situation ne cessant de s’envenimer depuis lors, et les déclarations bellicistes faisant florès, cela amène les experts en stratégie de la Ména à faire des heures supplémentaires afin d’essayer d’y voir clair et de remplir ainsi notre fonction. Si cela ne suffisait pas, tout indique que le torchon brûle entre Moscou et Jérusalem, et qu’un affrontement limité entre les deux armées devient de plus en plus probable ; il est même possible qu’il ait déjà eu lieu.

 

Pourtant, M. Netanyahu était dans la capitale russe la semaine dernière pour y rencontrer M. Poutine et à l’issue de leur entretien, les choses paraissaient sous contrôle. Mais le Tsarévitch et son équipe dirigeante figurent parmi les gouvernements les moins fiables de la planète, ce que nous ont confirmé de vive voix la plupart des représentants des Etats occidentaux que nous côtoyons. Vladimir Poutine est capable de négocier une entente avec vous, un sourire chaleureux aux lèvres, pendant que, dans une autre salle, Lavrov est en train de préparer la livraison d’avions de chasse et de systèmes de missiles avec l’Iran ou la Syrie.

 

Commençons par décrire ce qui nous interpelle à propos du raid de vendredi. Nous n’avons que l’embarras du choix. Lors des opérations aériennes précédentes, l’Aviation israélienne avait tiré des missiles air-sol à bonne distance de ses cibles, le plus souvent à partir du Liban ou à la lisière de ce pays avec la Syrie, et les résultats ont chaque fois été parfaits.

 

 

 

Deux F-16 surmontés d’un F-15

 

Pourquoi, dans ces conditions, cette fois-ci, les appareils hébreux ont-ils profondément pénétré dans l’espace aérien des al Assad ? Quel objectif était suffisamment important et ne pouvait être détruit par les missiles pour justifier qu’on risquât la vie des équipages ?

 

D’autre part, dans les heures qui suivent les raids aériens de Tsahal, le chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, est toujours en mesure de décrire avec précision, le plus souvent avec photos et vidéos à l’appui, les cibles qui ont été visées. Béhé, grâce au réseau d’informateurs qu’il a développé dans la Beqaa libanaise et dans la région élargie de Damas, parvient chaque fois à obtenir des comptes rendus de témoins oculaires. Or cette fois-ci, néant. C’est à peine si ses contacts ont fait état de violentes explosions, mais sans parvenir à les situer géographiquement, ce qui signifie qu’elles ne se sont pas produites dans la zone de Damas et sa grande banlieue.

 

Jusqu’à maintenant, l’on sait, par l’intermédiaire du porte-parole de Tsahal uniquement, que plusieurs objectifs ont été attaqués, et que cela concernait des livraisons d’armes sophistiquées au Hezbollah, mais lesquels ?

 

Et pourquoi le porte-parole de l’Armée s’est-il fendu d’un communiqué alors que, depuis des années, il se refuse obstinément à commenter ce qui se déroule au-delà de nos frontières ? Nous lui avons naturellement posé la question, mais il n’a pas souhaité nous répondre.

 

Quid de cette histoire de missile sol-air intercepté par un Khetz au nord de Jérusalem, une information également transmise par le même porte-parole ? La totalité des confrères ont reproduit ce récit sans broncher et sans se poser de questions ; leur naïveté nous étonnera toujours.

 

Car s’il s’agit bien d’un missile S-200 ou équivalent, sa fonction, sa capacité à voler très haut, très loin et très vite – respectivement 40km, 300km et Mach 4 – le destine à intercepter un avion volant en direction de son objectif, non pas s’en éloignant. Le cas d’école étant un repérage radar d’un appareil au décollage ou se dirigeant vers sa cible ; lors, un missile de ce genre est lancé pour l’empêcher de l’atteindre. Mais les chasseurs-bombardiers à l’étoile de David se rendent plusieurs fois par jour aux confins septentrionaux d’Israël, et Damas n’a pas les moyens de savoir s’ils franchiront sa frontière ou non. Dans la logique, et si les Syriens possédaient des radars suffisamment sophistiqués pour repérer les appareils israéliens au décollage, ils devraient tirer cinquante S-200 quotidiennement et sur tout ce qui vole dans le ciel de Terre Sainte. Ce qui, à n’en point douter, occasionnerait une riposte immédiate de la taille d’une guerre, de la part des Hébreux.

 

Et, de toute façon, les radars syriens n’ont pas pu identifier ces avions sur le trajet aller, car ils volaient en rase-mottes, au point qu’ils ont failli arracher quelques tuiles du toit de la Ména. A cette altitude très inhabituelle, moins de cent mètres du sol, on n’aurait pas pu utiliser un Khetz pour abattre un missile, fait pour intercepter des objets en dehors de l’atmosphère terrestre.

 

Cette altitude de vol pose elle aussi une interrogation supplémentaire : pourquoi voler si bas ? Pourquoi réveiller en sursaut tous les habitants du Doigt de la Galilée, à Rosh Pina, Khatzor, Kiryat Shmona, Métula et sur le plateau du Golan ? Leur mission devait être réellement importante.

 

Nous avons une réponse au moins pour cette énigme : ce ne sont pas des Syriens que nos pilotes se cachaient, qui n’ont pas les capacités techniques de les voir venir, mais des Russes. Les Russes, qui disposent du système antiaérien avancé S-300, notamment embarqué sur leurs navires, dans le sud de la province de Lattaquié en Syrie.

 

Or, à Métula, on sait que les facultés de brouillage des Israéliens sont telles que les Syriens ne voient pas nos avions venir et n’ont pas même le temps de tirer des missiles sol-air lorsque leurs positions sont attaquées. Vendredi non plus, ils ne l’ont pas fait : pour protéger un site, on utilise des missiles à relativement courte portée – quelques dizaines de kilomètres au maximum -, afin de protéger les positions que l’on défend. Le but étant évidemment d’empêcher qu’elles ne soient attaquées et pas d’intervenir une fois qu’elles l’ont été.

 

Ce qui nous fait penser que les Russes et leur S-300 n’ont pas non plus vu nos appareils arriver, et qu’ils n’ont été avertis qu’une fois les frappes effectuées. Ensuite, pour marquer le coup, pour indiquer leur intention de se défendre, ils ont, soit tiré des missiles S-200 ou équivalents (il n’y a pas de grandes différences d’efficacité avec ceux, à longue portée, qui équipent le système S-300), soit ordonné aux Syriens de la faire. De toute façon, il ne fait aucun doute que des officiers russes encadrent physiquement les servants syriens des systèmes antiaériens qu’ils leur ont livrés. Tout comme il ne fait aucun doute que le régime syrien n’aurait pas lancé d’engins de ce genre sur Israël sans l’aval des officiers de Poutine.

 

Encore un fait étrange : on comprend bien que les S-200 ont été tirés en direction des appareils sur le chemin du retour, mais alors pourquoi l’interception par le Khetz a-t-elle eu lieu "au nord de Jérusalem" ? A ma connaissance – et je crois connaître tous les terrains d’aviation d’Israël – il n’existe pas d’aéroport dans cette région, pas plus qu’à proximité immédiate de la capitale de l’Etat hébreu.

 

Les avions qui ont participé à ces raids ont très probablement décollé (et atterri) de la grande base de Ramat-David, à proximité d’Afula, dans le nord du pays, à une centaine de kilomètres de Jérusalem.

 

Que faisait donc un S-200 à proximité de la capitale, à un moment où les participants au raid avaient déjà atterri ou étaient en train de le faire ? Mystère ! A notre avis, il n’a pu s’agir que d’une démonstration de force de la part de Moscou et d’un signe de sa volonté de ne plus laisser le Khe’l Avir intervenir en Syrie comme si c’était son pré carré.

 

Jean Tsadik, notre expert en armement, me fait remarquer que les S-200, ou leurs équivalents plus modernes, sont capables d’embarquer de grosses charges d’explosifs et même une petite bombe atomique, ce qui en fait une fusée qui n’est pas uniquement destinée à abattre des avions. Cequi renforce l’idée que l’intention du Kremlin consistait à envoyer un avertissement à Israël et non à tenter d’intercepter l’un de ses bombardiers.

 

Cette hypothèse se trouve encore étayée par la convocation, dès vendredi, de l’ambassadeur d’Israël à Moscou par le ministère russe des Affaires Etrangères, afin de "recevoir des explications" relativement au raid de la nuit. Sur le plan formel, cela a tout de même quelque chose de bizarre, à croire que c’est sur le territoire russe que les aéronefs hébreux sont intervenus, ou, à tout le moins, que Poutine a reçu un mandat de l’ONU pour faire le gendarme à Lattaquié, ce qui n’est pas le cas. C’est un peu comme si Jérusalem priait l’ambassadeur russe de venir s’expliquer sur l’occupation de la Crimée, de l’Abkhazie, de l’Ossétie du Nord ou de l’est de l’Ukraine. Mais le Tsarévitch foule les conventions de ses grosses bottes comme si elles n’existaient pas. A témoin, lors d’exercices en Méditerranée orientale, il avait tout simplement enjoint aux Libanais de cesser les vols commerciaux sur Beyrouth pendant 24 heures. Les Libanais avaient protesté mais avaient tout de même fermé l’aéroport Rafiq Hariri suivant la demande des Russes.

 

Et les Israéliens, tant que leur sécurité fondamentale n’est pas en danger, ont tout intérêt à ne pas affronter les Mig et les Soukhoï. Le problème étant qu’on approche de cette fameuse ligne rouge. Un ami, officier de la Marine israélienne, m’a aussi confié que plusieurs opérations en cours avaient dû être interrompues à cause de l’interposition de bâtiments de guerre russes.

 

Pour évaluer le risque de confrontation israélo-russe, il faudrait d’abord saisir ce qui s’est passé aux premières heures de vendredi dernier. Pourquoi 5 F-16 (c’est beaucoup) – Jean Tsadik, qui demeure tout près de Métula affirme qu’il en a vu 4 – assurément protégés par des F-15 en altitude, on fait du radada pour aller bombarder des cibles en Syrie. Notre hypothèse est la suivante : toutes les tentatives effectuées pour livrer des armes sophistiquées au Hezbollah à partir des aéroports de Damas se sont soldées par des attaques israéliennes qui ont non seulement détruit les chargements, mais également infligé de lourdes pertes et des dégâts conséquents à l’Armée gouvernementale.

 

Etant donné que la dotation du Hezbollah en missiles antiaériens et en missiles balistiques à courte portée participe d’une priorité élevée de l’axe Téhéran-Damas - à la fois pour contrôler le pays aux cèdres et pour, le cas échéant, ouvrir un nouveau front face à Israël -, ces deux alliés auraient changé de stratégie. A la place de faire transiter les envois par Damas, ils auraient tenté d’utiliser l’un des nombreux aéroports situés à plus d’une centaine de kilomètres au nord de la capitale. Ce faisant, ils obligeaient les Israéliens, d’une part, à exposer leur aviation loin de leurs bases, et non plus des drones ou des missiles. D’autre part, ils les forçaient à s’aventurer dans le secteur de vol réservé aux Russes d’après les traités officieux conclus entre Poutine et Netanyahu. Comme ils l’escomptaient, cela a généré de vives tensions entre eux, et forcé la main du Kremlin afin qu’il protège, contre son gré, les livraisons d’armes à la milice de Nasrallah.

 

En principe, d’après ce que nous supputons – et nous supputons pas mal, d’ordinaire – Jérusalem et Moscou se sont entendus pour que les appareils russes ne dépassent pas Damas vers le Sud, tandis que ceux du Khe’l ne franchissent pas la capitale syrienne en direction du Nord. Sauf que là, selon notre scénario, et pour maintenir la ligne stratégique impliquant qu’Israël intervient à chaque tentative de livraison de matériel sophistiqué au Hezb, Jérusalem a été contraint de contrevenir à l’accord avec Poutine, provoquant son irritation. De plus, nous sommes absolument certains que les Israéliens n’ont pas averti leurs homologues russes à l’avance de leur projet de raid. Ce, parce que nous ne le faisons jamais, même avec nos vrais alliés, afin de prévenir les fuites qui mettraient nos équipages en danger. En la matière, nous ne faisons confiance à personne.

 

Le régime syrien crie victoire. Non seulement il a annoncé avoir descendu un chasseur-bombardier arborant l’étoile à six branches et en avoir endommagé un second – s’il y a la moindre part de vérité dans cette affirmation, je suis le curé de Cucugnan, avec ou sans l’assentiment de Monsieur Daudet -, mais encore, qu’un changement radical était intervenu dans sa confrontation avec Israël.

 

Selon Bashar Jaafari, l’ambassadeur syrien aux Nations Unies, intervenant dimanche sur la télévision d’Etat, "la Russie a envoyé un message clair à Israël, lui indiquant que les règles du jeu ont changé en Syrie et que sa liberté d’action dans le ciel syrien était terminée". A en croire Jaafari, "l’ambassadeur israélien a été convoqué [au Kremlin] (…) et il lui a été catégoriquement signifié que ce jeu était terminé", ajoutant que l’utilisation de feu antiaérien contre Israël durant la nuit de jeudi dernier a modifié les règles du jeu, et que la Syrie ne resterait plus impassible face à la menace israélienne".

 

Moscou n’a pas commenté cette déclaration, mais Avigdor Lieberman en a fait une intéressante. Le ministre israélien de la Défense a ainsi précisé que "nous n’avons aucun intérêt à interférer dans la Guerre Civile syrienne, que ce soit en faveur ou contre Assad, et nous n’avons aucun intérêt à affronter les Russes. Notre problème principal concerne le transfert d’armes avancées de Syrie au Liban. C’est pour cela que chaque fois que nous identifions une tentative de contrebande d’armes qui pourraient changer les données du jeu, nous agirons pour la contrecarrer. Il n’y aura aucun compromis sur ce sujet", a insisté M. Lieberman.

 

Le ministre a complété son propos en précisant que "si Tsahal décide d’agir, il y a une bonne raison à cela", et, menaçant, "la prochaine fois, si la DCA syrienne intervient contre nos avions, nous la détruirons. Nous n’hésiterons pas, la sécurité d’Israël se situe au-dessus de tout le reste. Il n’y aura aucun compromis".

 

Nous avons principalement émis notre version des évènements par des recoupements d’informations. Reste qu’elle se trouve en adéquation avec tous les paramètres connus de cette affaire, notamment des rumeurs insistantes, stipulant que l’essentiel des frappes aériennes aurait eu lieu entre Homs et Palmyre (à 200km au nord-est de Métula), que le matériel qui faisait route vers le Liban était - une fois n’est pas coutume, d’ordinaire il est iranien – originaire de Corée du Nord et que le convoi a été totalement anéanti.

 

Il nous semble évident que le message de Lieberman, qui a un peu le même tempérament et assurément la même culture que ceux de Poutine, n’était pas destiné à Bashar al Assad mais au Tsarévitch. Et puisqu’il est conscient que le président de toutes les Russies n’accorde d’attention qu’aux actes et non aux paroles, pour bien montrer qu’Israël continuera effectivement à survoler la Syrie lorsqu’elle le décidera, son Armée de l’air a procédé hier à l’élimination ciblée de Yasser A-Sayad, qui roulait dans son automobile sur la route menant du Golan à Damas. A-Sayad était un officier du groupe des Forces de Protection de la Patrie, une unité d’une vingtaine de combattants principalement formée de Druzes syriens, de commandos du Hezbollah et des Gardiens de la Révolution iranienne. Cette entité s’est spécialisée dans la préparation de coups de main dans le Golan israélien. Elle comptait dans ses rangs Djihad Mourgnieh, le chef militaire du Hezbollah, un général iranien et l’assassin libanais Samir Quntar, qui ont été éliminés à l’occasion d’opérations précédentes. Les Forces de Protection de la Patrie ne sont jamais parvenues à mettre en exécution l’un de leurs plans, en raison de l’élimination de ses chefs par Israël.

 

Ce matin (lundi), les chasseurs-bombardiers à l’étoile bleue ont à nouveau franchi la frontière en direction du Liban et de la Syrie. Pendant plus d’une heure, nous avons assisté à des mouvements incessants et très denses de ces appareils, alors que l’espace aérien civil du nord d’Israël avait été fermé.

 

Nous y voyons une nouvelle indication que les Hébreux ne craignent ni le contingent russe en Syrie, ni son système S-300. En fait, Tsahal pourrait détruire le port militaire russe de Tartous et les navires qu’il abrite, les deux aéroports de Lattaquié et tous les avions russes de la région en moins d’une heure, d’après Jean Tsadik. Mais notre camarade émet une mise en garde sévère sur les conséquences qu’entrainerait une confrontation ouverte avec la Russie, que tout le monde évite avec raison. "Ni Napoléon ni Hitler n’ont réussi à les vaincre, et ce n’est pas Netanyahu qui sera le premier à y parvenir", prévient notre spécialiste militaire.

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Vive tension militaire entre Israël et la Russie [Analyse] - Ména -
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Vive tension militaire entre Israël et la Russie (info # 012003/17) [Analyse]

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

Rien ne colle au sujet des divers narratifs ayant suivi les raids aériens conduits en Syrie par le Khe’l Avir dans la nuit de jeudi à vendredi derniers. De plus, la situation ne cessant de s’envenimer depuis lors, et les déclarations bellicistes faisant florès, cela amène les experts en stratégie de la Ména à faire des heures supplémentaires afin d’essayer d’y voir clair et de remplir ainsi notre fonction. Si cela ne suffisait pas, tout indique que le torchon brûle entre Moscou et Jérusalem, et qu’un affrontement limité entre les deux armées devient de plus en plus probable ; il est même possible qu’il ait déjà eu lieu.

 

Pourtant, M. Netanyahu était dans la capitale russe la semaine dernière pour y rencontrer M. Poutine et à l’issue de leur entretien, les choses paraissaient sous contrôle. Mais le Tsarévitch et son équipe dirigeante figurent parmi les gouvernements les moins fiables de la planète, ce que nous ont confirmé de vive voix la plupart des représentants des Etats occidentaux que nous côtoyons. Vladimir Poutine est capable de négocier une entente avec vous, un sourire chaleureux aux lèvres, pendant que, dans une autre salle, Lavrov est en train de préparer la livraison d’avions de chasse et de systèmes de missiles avec l’Iran ou la Syrie.

 

Commençons par décrire ce qui nous interpelle à propos du raid de vendredi. Nous n’avons que l’embarras du choix. Lors des opérations aériennes précédentes, l’Aviation israélienne avait tiré des missiles air-sol à bonne distance de ses cibles, le plus souvent à partir du Liban ou à la lisière de ce pays avec la Syrie, et les résultats ont chaque fois été parfaits.

 

 

 

Deux F-16 surmontés d’un F-15

 

Pourquoi, dans ces conditions, cette fois-ci, les appareils hébreux ont-ils profondément pénétré dans l’espace aérien des al Assad ? Quel objectif était suffisamment important et ne pouvait être détruit par les missiles pour justifier qu’on risquât la vie des équipages ?

 

D’autre part, dans les heures qui suivent les raids aériens de Tsahal, le chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, est toujours en mesure de décrire avec précision, le plus souvent avec photos et vidéos à l’appui, les cibles qui ont été visées. Béhé, grâce au réseau d’informateurs qu’il a développé dans la Beqaa libanaise et dans la région élargie de Damas, parvient chaque fois à obtenir des comptes rendus de témoins oculaires. Or cette fois-ci, néant. C’est à peine si ses contacts ont fait état de violentes explosions, mais sans parvenir à les situer géographiquement, ce qui signifie qu’elles ne se sont pas produites dans la zone de Damas et sa grande banlieue.

 

Jusqu’à maintenant, l’on sait, par l’intermédiaire du porte-parole de Tsahal uniquement, que plusieurs objectifs ont été attaqués, et que cela concernait des livraisons d’armes sophistiquées au Hezbollah, mais lesquels ?

 

Et pourquoi le porte-parole de l’Armée s’est-il fendu d’un communiqué alors que, depuis des années, il se refuse obstinément à commenter ce qui se déroule au-delà de nos frontières ? Nous lui avons naturellement posé la question, mais il n’a pas souhaité nous répondre.

 

Quid de cette histoire de missile sol-air intercepté par un Khetz au nord de Jérusalem, une information également transmise par le même porte-parole ? La totalité des confrères ont reproduit ce récit sans broncher et sans se poser de questions ; leur naïveté nous étonnera toujours.

 

Car s’il s’agit bien d’un missile S-200 ou équivalent, sa fonction, sa capacité à voler très haut, très loin et très vite – respectivement 40km, 300km et Mach 4 – le destine à intercepter un avion volant en direction de son objectif, non pas s’en éloignant. Le cas d’école étant un repérage radar d’un appareil au décollage ou se dirigeant vers sa cible ; lors, un missile de ce genre est lancé pour l’empêcher de l’atteindre. Mais les chasseurs-bombardiers à l’étoile de David se rendent plusieurs fois par jour aux confins septentrionaux d’Israël, et Damas n’a pas les moyens de savoir s’ils franchiront sa frontière ou non. Dans la logique, et si les Syriens possédaient des radars suffisamment sophistiqués pour repérer les appareils israéliens au décollage, ils devraient tirer cinquante S-200 quotidiennement et sur tout ce qui vole dans le ciel de Terre Sainte. Ce qui, à n’en point douter, occasionnerait une riposte immédiate de la taille d’une guerre, de la part des Hébreux.

 

Et, de toute façon, les radars syriens n’ont pas pu identifier ces avions sur le trajet aller, car ils volaient en rase-mottes, au point qu’ils ont failli arracher quelques tuiles du toit de la Ména. A cette altitude très inhabituelle, moins de cent mètres du sol, on n’aurait pas pu utiliser un Khetz pour abattre un missile, fait pour intercepter des objets en dehors de l’atmosphère terrestre.

 

Cette altitude de vol pose elle aussi une interrogation supplémentaire : pourquoi voler si bas ? Pourquoi réveiller en sursaut tous les habitants du Doigt de la Galilée, à Rosh Pina, Khatzor, Kiryat Shmona, Métula et sur le plateau du Golan ? Leur mission devait être réellement importante.

 

Nous avons une réponse au moins pour cette énigme : ce ne sont pas des Syriens que nos pilotes se cachaient, qui n’ont pas les capacités techniques de les voir venir, mais des Russes. Les Russes, qui disposent du système antiaérien avancé S-300, notamment embarqué sur leurs navires, dans le sud de la province de Lattaquié en Syrie.

 

Or, à Métula, on sait que les facultés de brouillage des Israéliens sont telles que les Syriens ne voient pas nos avions venir et n’ont pas même le temps de tirer des missiles sol-air lorsque leurs positions sont attaquées. Vendredi non plus, ils ne l’ont pas fait : pour protéger un site, on utilise des missiles à relativement courte portée – quelques dizaines de kilomètres au maximum -, afin de protéger les positions que l’on défend. Le but étant évidemment d’empêcher qu’elles ne soient attaquées et pas d’intervenir une fois qu’elles l’ont été.

 

Ce qui nous fait penser que les Russes et leur S-300 n’ont pas non plus vu nos appareils arriver, et qu’ils n’ont été avertis qu’une fois les frappes effectuées. Ensuite, pour marquer le coup, pour indiquer leur intention de se défendre, ils ont, soit tiré des missiles S-200 ou équivalents (il n’y a pas de grandes différences d’efficacité avec ceux, à longue portée, qui équipent le système S-300), soit ordonné aux Syriens de la faire. De toute façon, il ne fait aucun doute que des officiers russes encadrent physiquement les servants syriens des systèmes antiaériens qu’ils leur ont livrés. Tout comme il ne fait aucun doute que le régime syrien n’aurait pas lancé d’engins de ce genre sur Israël sans l’aval des officiers de Poutine.

 

Encore un fait étrange : on comprend bien que les S-200 ont été tirés en direction des appareils sur le chemin du retour, mais alors pourquoi l’interception par le Khetz a-t-elle eu lieu "au nord de Jérusalem" ? A ma connaissance – et je crois connaître tous les terrains d’aviation d’Israël – il n’existe pas d’aéroport dans cette région, pas plus qu’à proximité immédiate de la capitale de l’Etat hébreu.

 

Les avions qui ont participé à ces raids ont très probablement décollé (et atterri) de la grande base de Ramat-David, à proximité d’Afula, dans le nord du pays, à une centaine de kilomètres de Jérusalem.

 

Que faisait donc un S-200 à proximité de la capitale, à un moment où les participants au raid avaient déjà atterri ou étaient en train de le faire ? Mystère ! A notre avis, il n’a pu s’agir que d’une démonstration de force de la part de Moscou et d’un signe de sa volonté de ne plus laisser le Khe’l Avir intervenir en Syrie comme si c’était son pré carré.

 

Jean Tsadik, notre expert en armement, me fait remarquer que les S-200, ou leurs équivalents plus modernes, sont capables d’embarquer de grosses charges d’explosifs et même une petite bombe atomique, ce qui en fait une fusée qui n’est pas uniquement destinée à abattre des avions. Cequi renforce l’idée que l’intention du Kremlin consistait à envoyer un avertissement à Israël et non à tenter d’intercepter l’un de ses bombardiers.

 

Cette hypothèse se trouve encore étayée par la convocation, dès vendredi, de l’ambassadeur d’Israël à Moscou par le ministère russe des Affaires Etrangères, afin de "recevoir des explications" relativement au raid de la nuit. Sur le plan formel, cela a tout de même quelque chose de bizarre, à croire que c’est sur le territoire russe que les aéronefs hébreux sont intervenus, ou, à tout le moins, que Poutine a reçu un mandat de l’ONU pour faire le gendarme à Lattaquié, ce qui n’est pas le cas. C’est un peu comme si Jérusalem priait l’ambassadeur russe de venir s’expliquer sur l’occupation de la Crimée, de l’Abkhazie, de l’Ossétie du Nord ou de l’est de l’Ukraine. Mais le Tsarévitch foule les conventions de ses grosses bottes comme si elles n’existaient pas. A témoin, lors d’exercices en Méditerranée orientale, il avait tout simplement enjoint aux Libanais de cesser les vols commerciaux sur Beyrouth pendant 24 heures. Les Libanais avaient protesté mais avaient tout de même fermé l’aéroport Rafiq Hariri suivant la demande des Russes.

 

Et les Israéliens, tant que leur sécurité fondamentale n’est pas en danger, ont tout intérêt à ne pas affronter les Mig et les Soukhoï. Le problème étant qu’on approche de cette fameuse ligne rouge. Un ami, officier de la Marine israélienne, m’a aussi confié que plusieurs opérations en cours avaient dû être interrompues à cause de l’interposition de bâtiments de guerre russes.

 

Pour évaluer le risque de confrontation israélo-russe, il faudrait d’abord saisir ce qui s’est passé aux premières heures de vendredi dernier. Pourquoi 5 F-16 (c’est beaucoup) – Jean Tsadik, qui demeure tout près de Métula affirme qu’il en a vu 4 – assurément protégés par des F-15 en altitude, on fait du radada pour aller bombarder des cibles en Syrie. Notre hypothèse est la suivante : toutes les tentatives effectuées pour livrer des armes sophistiquées au Hezbollah à partir des aéroports de Damas se sont soldées par des attaques israéliennes qui ont non seulement détruit les chargements, mais également infligé de lourdes pertes et des dégâts conséquents à l’Armée gouvernementale.

 

Etant donné que la dotation du Hezbollah en missiles antiaériens et en missiles balistiques à courte portée participe d’une priorité élevée de l’axe Téhéran-Damas - à la fois pour contrôler le pays aux cèdres et pour, le cas échéant, ouvrir un nouveau front face à Israël -, ces deux alliés auraient changé de stratégie. A la place de faire transiter les envois par Damas, ils auraient tenté d’utiliser l’un des nombreux aéroports situés à plus d’une centaine de kilomètres au nord de la capitale. Ce faisant, ils obligeaient les Israéliens, d’une part, à exposer leur aviation loin de leurs bases, et non plus des drones ou des missiles. D’autre part, ils les forçaient à s’aventurer dans le secteur de vol réservé aux Russes d’après les traités officieux conclus entre Poutine et Netanyahu. Comme ils l’escomptaient, cela a généré de vives tensions entre eux, et forcé la main du Kremlin afin qu’il protège, contre son gré, les livraisons d’armes à la milice de Nasrallah.

 

En principe, d’après ce que nous supputons – et nous supputons pas mal, d’ordinaire – Jérusalem et Moscou se sont entendus pour que les appareils russes ne dépassent pas Damas vers le Sud, tandis que ceux du Khe’l ne franchissent pas la capitale syrienne en direction du Nord. Sauf que là, selon notre scénario, et pour maintenir la ligne stratégique impliquant qu’Israël intervient à chaque tentative de livraison de matériel sophistiqué au Hezb, Jérusalem a été contraint de contrevenir à l’accord avec Poutine, provoquant son irritation. De plus, nous sommes absolument certains que les Israéliens n’ont pas averti leurs homologues russes à l’avance de leur projet de raid. Ce, parce que nous ne le faisons jamais, même avec nos vrais alliés, afin de prévenir les fuites qui mettraient nos équipages en danger. En la matière, nous ne faisons confiance à personne.

 

Le régime syrien crie victoire. Non seulement il a annoncé avoir descendu un chasseur-bombardier arborant l’étoile à six branches et en avoir endommagé un second – s’il y a la moindre part de vérité dans cette affirmation, je suis le curé de Cucugnan, avec ou sans l’assentiment de Monsieur Daudet -, mais encore, qu’un changement radical était intervenu dans sa confrontation avec Israël.

 

Selon Bashar Jaafari, l’ambassadeur syrien aux Nations Unies, intervenant dimanche sur la télévision d’Etat, "la Russie a envoyé un message clair à Israël, lui indiquant que les règles du jeu ont changé en Syrie et que sa liberté d’action dans le ciel syrien était terminée". A en croire Jaafari, "l’ambassadeur israélien a été convoqué [au Kremlin] (…) et il lui a été catégoriquement signifié que ce jeu était terminé", ajoutant que l’utilisation de feu antiaérien contre Israël durant la nuit de jeudi dernier a modifié les règles du jeu, et que la Syrie ne resterait plus impassible face à la menace israélienne".

 

Moscou n’a pas commenté cette déclaration, mais Avigdor Lieberman en a fait une intéressante. Le ministre israélien de la Défense a ainsi précisé que "nous n’avons aucun intérêt à interférer dans la Guerre Civile syrienne, que ce soit en faveur ou contre Assad, et nous n’avons aucun intérêt à affronter les Russes. Notre problème principal concerne le transfert d’armes avancées de Syrie au Liban. C’est pour cela que chaque fois que nous identifions une tentative de contrebande d’armes qui pourraient changer les données du jeu, nous agirons pour la contrecarrer. Il n’y aura aucun compromis sur ce sujet", a insisté M. Lieberman.

 

Le ministre a complété son propos en précisant que "si Tsahal décide d’agir, il y a une bonne raison à cela", et, menaçant, "la prochaine fois, si la DCA syrienne intervient contre nos avions, nous la détruirons. Nous n’hésiterons pas, la sécurité d’Israël se situe au-dessus de tout le reste. Il n’y aura aucun compromis".

 

Nous avons principalement émis notre version des évènements par des recoupements d’informations. Reste qu’elle se trouve en adéquation avec tous les paramètres connus de cette affaire, notamment des rumeurs insistantes, stipulant que l’essentiel des frappes aériennes aurait eu lieu entre Homs et Palmyre (à 200km au nord-est de Métula), que le matériel qui faisait route vers le Liban était - une fois n’est pas coutume, d’ordinaire il est iranien – originaire de Corée du Nord et que le convoi a été totalement anéanti.

 

Il nous semble évident que le message de Lieberman, qui a un peu le même tempérament et assurément la même culture que ceux de Poutine, n’était pas destiné à Bashar al Assad mais au Tsarévitch. Et puisqu’il est conscient que le président de toutes les Russies n’accorde d’attention qu’aux actes et non aux paroles, pour bien montrer qu’Israël continuera effectivement à survoler la Syrie lorsqu’elle le décidera, son Armée de l’air a procédé hier à l’élimination ciblée de Yasser A-Sayad, qui roulait dans son automobile sur la route menant du Golan à Damas. A-Sayad était un officier du groupe des Forces de Protection de la Patrie, une unité d’une vingtaine de combattants principalement formée de Druzes syriens, de commandos du Hezbollah et des Gardiens de la Révolution iranienne. Cette entité s’est spécialisée dans la préparation de coups de main dans le Golan israélien. Elle comptait dans ses rangs Djihad Mourgnieh, le chef militaire du Hezbollah, un général iranien et l’assassin libanais Samir Quntar, qui ont été éliminés à l’occasion d’opérations précédentes. Les Forces de Protection de la Patrie ne sont jamais parvenues à mettre en exécution l’un de leurs plans, en raison de l’élimination de ses chefs par Israël.

 

Ce matin (lundi), les chasseurs-bombardiers à l’étoile bleue ont à nouveau franchi la frontière en direction du Liban et de la Syrie. Pendant plus d’une heure, nous avons assisté à des mouvements incessants et très denses de ces appareils, alors que l’espace aérien civil du nord d’Israël avait été fermé.

 

Nous y voyons une nouvelle indication que les Hébreux ne craignent ni le contingent russe en Syrie, ni son système S-300. En fait, Tsahal pourrait détruire le port militaire russe de Tartous et les navires qu’il abrite, les deux aéroports de Lattaquié et tous les avions russes de la région en moins d’une heure, d’après Jean Tsadik. Mais notre camarade émet une mise en garde sévère sur les conséquences qu’entrainerait une confrontation ouverte avec la Russie, que tout le monde évite avec raison. "Ni Napoléon ni Hitler n’ont réussi à les vaincre, et ce n’est pas Netanyahu qui sera le premier à y parvenir", prévient notre spécialiste militaire.

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Shabbat haHhodesh החודש
Entrée : vendredi 24 mars 18h51
sortie : samedi 25 Mars 19h59

 

 

     
 
     
 
International
Les missiles du Hezbollah étaient Nord-Coréens©
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Cette cargaison, selon ces sources, comprenaient des missiles avancés nord-coréens.  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
Communauté
Un complot iranien contre Daniel Rouach, patron de la CCI-Israël©
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Le matériel vidéo et photographique montrait le campus de l'ESCP et divers (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
International
Pays-Bas : les élections, Israël et les Juifs ©
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Son chef, Tunahan Kuzu a bénéficié d'une publicité internationale en refusant de (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
Israel
Le Hezbollah dit s'être emparé d'un drone Israélien©
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Ces drones sont programmés pour s'écraser complètement en de telles circonstances (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
Israel
Le missile syrien intercepté portait 200 kgs d'explosifs©
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Nos règles opérationnelles sont très claires à cet égard, neutraliser toute (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
Israel
10 cas où l'expertise de l'eau d'Israël a aidé le monde©
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A l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, ISRAEL21c donne 10 exemples (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
 

 

 

 
     
 
International
Bras-de-fer israélo-russe : le Hezbollah se voit sur le Golan©
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Le mouvement Hezbollah-Al-Nojba, est constitué de 1.500 combattants irakiens (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
International
La confiance russe dans le Hezbollah, dilemme d'Israël©
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La présence d'hélicoptères d'attaque russes et de Spetsnaz a donné confiance à (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
Culture
Les Bâtisseurs du Temps
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L'oeuvre capitale d'Heschel sera bientôt rééditée, et le philosophe Hayoun la (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
Culture
Levinas : une idée de Dieu
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Dieu et les conceptions qu’on est en mesure de s’en faire par le regard de Levinas  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
Israel
Un drone israélien liquide un chef de milice syrienne©
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"La prochaine fois que les Syriens utilisent leurs systèmes de défense (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
International
Afrin : une base russe entraînera les YPG Kurdes©Vidéo
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En revanche, cette double-présence américaine et russe handicape fortement les (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 

 

 

 
     
 
International
Au moins 2 Pasdaran tués dans une attaque kurde©Vidéo
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L'Iran a mené des représailles en bombardant les bureaux du PDK-I près d'Erbil, (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
France
"Nique la France", slogan contre "les violences policières"
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Nous demandons les applications de la loi envers les responsables des appels au (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
France
Pour Benoît Hamon, le voile et la minijupe c’est pareil!
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Le député de Trappes et candidat aux présidentielles vient de développer sa (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
France
A Sevran, les femmes accueillies partout à bras fermés
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Enquête de Marianne plusieurs mois après la diffusion par France 2 d'un reportage (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
France
La France périphérique finira par faire basculer la présidentielle
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Selon Christophe Guilluy si le FN ne l'emportera peut-être pas en 2017 la France (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     
 
France
«La France se fait voler son élection présidentielle»
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C'est ce que déplore Mathieu Bock-Côté, pour qui l'élection présidentielle ne (...)  Lire l'article entier
 
  Mar. 21 mars 2017  
 
     

 

 

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Posté par ewilliam à 15:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 mars 2017

Bruxelles-Metula du 17 mars 2017 (021703/17) [Analyse radiophonique] © Metula News Agency L’analyse de Stéphane Juffa, au

 

Bruxelles-Metula du 17 mars 2017 (021703/17) [Analyse radiophonique]

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, pour Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca

 

Au sommaire de cette semaine https://youtu.be/0D0jFM76etw sur Youtube :

 

Raids de l’Armée de l’air israélienne, la nuit dernière en Syrie et au Liban, visant des convois et entrepôts d’armes sophistiquées destinées au Hezbollah.

 

La défense antiaérienne syrienne inefficace.

 

Un missile syrien de type S-200 (SA-5 pour l’OTAN), volant à 40km d’altitude et à Mach 4 intercepté et détruit par un Khetz dans l’est d’Israël.

 

C'est la première utilisation opérationnelle du Khetz, qui est désormais "testé au combat".

 

Après le tir d’un missile au-dessus du territoire israélien, le risque existe d’un embrasement de la confrontation avec le régime syrien.

 

 

Metula News

Posté par ewilliam à 08:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]